Pratiquer des restrictions alimentaires, éviter la gâchis, les principes suivants encouragent à vivre avec intention, en appréciant le présent, laissant des empreintes légères sur la terre, promouvant une existance harmonieuse et ancrée dans la durabilité.
KIYOMERU:
purification et renouveau
Le verbe Kiyomeru vient de l’adjectif Kiyoi, qui signifie pur, propre, clair, immaculé.
L’acte de Kiyomeru, par conséquent, parle de restaurer quelque chose vers son état de pureté, qui peut être à la fois physique et spirituel.
Le concept de purification a des origines anciennes au Japon, datant d’avant l’arrivée du Bouddhisme.
Shinto, la « religion » indigène du japon, donne une grande importance à la pureté et la nécessité de rituels de nettoyages pour maintenir l’harmonie avec le monde naturel et les Kami (esprits et dieux).
Par la suite, le Bouddhisme a renforcé ces idées en les renforçant de l’importance de la purification de l’esprit et le dépassement des influences karmiques négatives.

Bien qu’enraciné dans les croyances traditionnelles, le concept de Kiyomeru est toujours d’actualité dans la vie moderne:
- la pratique de la toilette physique contribue à une bonne hygiène et à la santé,
- des activités spirituelles comme la méditation et la pleine conscience contribuent à nettoyer l’esprit du stress et de la négativité,
- désencombrer sa maisonou lieu de travail est la clé pour davantage de positivité et de productivité dans ces environnements,
- rituels et cérémonies (nettoyages symboliques) donnent un sens de fermeture et renouvellement durant les périodes de transition ou de perte.

HARA HACHI BU:
la sagesse de la modération
Hara Hachi bu est un enseignement japonais issu du Confucianisme qui se traduit par » mange jusqu’à te remplir de 8 parts (sur 10) ».
C’est une pratique diététique qui encourage à cesser de manger lorsque l’estomac est à 80% plein plutôt que de le remplir complètement.

Ce que ça met en valeur:
- manger en pleine conscience: faire attention à la faim de notre corps et ses signaux de satiété,
- modération: éviter la consommation excessive de calories,
- digestion saine: manger jusqu’à se remplir à 80% aide à la digestion et prévient l’inconfort digestif,
- bien-être à long terme: la pratique consciencieuse de Hara Hachi Bu est associée à un moindre taux d’obésité, pathologies chroniques et ralonge l’espérance de vie.
Cette pratique est souvent citée comme une des raisons de la longévité de la population Japonaise, particulièrement à Okinawa, une zone bleue, connue pour sa forte concentration en centenaires.
Plus qu’une simple recommandation diététique, c’est une tradition culturelle qui promeut une vie en conscience et le respect de son corps.

Comment le pratiquer?
- mangez lentement et en conscience, prenez votre temps pendant le repas et savourez votre nourriture, mâchez longtemps avant d’avaler. Evitez les distractions en éteignant la télévision et votre téléphone.
- utilisez de petites assiettes et de petits bols: celà peut aider à contrôler les portions,
- faites des pauses fréquentes: arrêtez-vous régulièrement durant le repas pour vérifier ce que vous dit votre corps et savoir comment vous êtes rempli.
» Une façon facile de commencer à appliquer Hara Hachi Bu est de sauter le dessert. Ou de réduire la taille des portions. L’idée est d’avoir toujours un tout petit peu faim quand vous avez terminé. »
Hector Garcia Puigcerver.
MOTTAINAI:
le regret du gaspillage.
Le mot Mottainai est dérivé du terme Bouddhiste « Mottai », qui se réfère généralemnet à l’essence ou la valeur inhérente des choses, particulièrement dans un contexte religieux ou spirituel. L’adjonction de « Nai », signifiant « non » ou « il n’y a pas » , crée l’expression « mottainai », impliquant une perte ou un manque de cette valeur inhérente dûe au gachis.

C’est un concept Japonais profondément ancré, Mottainai va bien au-delà de la connaissance que quelque chose a été gaspillé, il donne un sentiment de profond remord et une reconnaissance des valeur intrinsèques des choses, des ressoureces, objets, temps, et même des opportunutés.
C’est un appel à apprécier et utiliser pleinement les choses, évitant le gaspillage non nécessaire sous toutes ses formes.
Ce terme est particulièrement pertinent dans la société actuelle, orientée sur la consommation, ou le gaspillage est souvent galopant.
Il sert de rappel sur le pourquoi nous devons adopter des habitudes de consommation durables, réduire l’impact environnemental et exprimer l’appréciation pour les ressources dont nous disposons.

Comment pratiquer?
- évitez d’acheter des choses dont vous n’avez pas besoin,
- trouvez des façons créatives de réutiliser de vieux objets plutôt que de les jeter et recyclez les matières autant que possible,
- planifiez vos repas attentivement, conservez correctement la nourriture et utilisez les restes avec créativité,
- ne gâchez pas votre temps sur des activités improductives,
- reconnaissez les opportunités que vous croisez et utilisez-les le plus possible.
» Je ne ressens de la colère que lorsque je vois du gaspillage. Quand je vois des gens jeter des choses qu’on pourrait utiliser »
Mère Thérèsa
Ainsi se termine ma série d’articles sur la philosophie Japonaise.
J’espère que certains aspects vous auront été utiles ou encore mieux, révélateurs…
A bientôt…
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