Sur le Bonheur

Dans notre monde moderne, où nous avons, à priori, plus de temps pour penser à notre sort, on assiste à un phénomène paradoxal: malgré l’automatisation des tâches et une liberté accrue, un nombre croissant de personnes se trouvent malheureuses, déprimées, en burn-out…Alors que nombreux sont les gens qui courent après un bonheur qui, tel un supplice de Tantale, semble toujours s’éloigner à mesure qu’ils ont et possèdent toujours plus, je me pose quelques questions:

  • c’est quoi le bonheur?
  • serait-ce le but de la vie?
  • est-ce une course sans fin?
  • ou plutôt une recherche d’équilibre?

Restez avec moi pour analyser ce paradoxe et peut-être, trouver une (ou plusieurs) solutions à ce mal-être que provoque, étrangement, la recherche du bonheur.

On nous a mis dans la tête que la vie, c’est la recherche du bonheur…et on souhaite trouver, ce bonheur: on veut avoir de l’argent, et pour ça, avoir un »bon »travail. Et grâce à ça, on pourra s’acheter les vêtements et accessoires à la mode, la voiture.

Ca permettra peut-être de trouver l’amour? Puis d’avoir une famille, qu’on pourra ranger dans la belle maison, décorée à la mode, elle aussi, avec l’électroménager dernier cri, pour « faciliter la vie », le téléviseur immense avec le son surpuissant pour qu’on se croie dans le film( c’est plus fun que la vraie vie!), les objets connectés…Et puis plein d’amis, pour leur montrer à quel point on est heureux, en live, en photos, en vidéos, sur les réseaux sociaux. faut bien se faire plaisir, non? Sinon, à quoi bon?
Et c’est quoi, le plaisir? la bouffe à s’en péter le bide, les vacances à la mode, les derniers jeux, les objets, le « bon temps »…Mais pour toutça, il va faut gagner plus, travailler plus, dépenser plus, payer plusplus d’impôts, plus de crédits, plus de dépenses…Tout ça pour alimenter ce cycle infernal! Et bientôt, pris par le flot de ce rythme trépidant, il n’y a plus de temps ni d’espace pour se demander: est-ce que tout ça me rend vraiment heureux? Cette quète du bonheur incessante ressemble à s’y méprendre à la course du hamster dans sa roue: ridicule et inutile, épuisante. Pour s’en rendre compte, encore faut-il descendre du manège, reculer et observer de plus loin, avec un regard extérieur. Alors, on peut se rendre à l’évidence: tout ça n’est qu’une addiction, comme sous l’emprise d’une drogue, on n’est satisfait qu’un instant avant d’entamer la longue descente de sérotonine( vous savez, l’hormone du bonheur!) et la prochaine fois, il en faudra davantage pour se satisfaire!
Hors, tout est éphémère: l’argent, le travail, la famille, la jeunesse, la santé, la maison, les objets, la voiture,les fringues…Tout est voué à disparaître ou à mourir. On peut s’en attrister, devant ce tableau qui semble soudain si vain, si sombre. Tant d’effort, tant de travail,tant de temps, tant de course, quel dommage! On se retrouve fatalement à un moment, au bout d’un temps variable pour chacun, victime de burn-out, acompagné parfois de dépression. Tout celà pourrait rapidement être assimilé à du malheur, si on n’y prenait garde!
Cependant, j’ai une bonne nouvelle: c’est lors des moments les plus rudes que la vie nous offre les plus belles opportunités de remise en question, d’apprentissage, de changement. Ces fenêtre, comme hors du temps peuvent, si on le permet, bien sûr, nous donner les plus importantes leçons de vie: rien ne dure, en effet, ni le bon(malheureusement?), ni le mauvais(heureusement!) et c’est là une excellente chose à se remémorer régulièrement et en particulier quand tout semble aller mal: même le pire a une fin. Et par là même, on peut apprécier les mauvais temps pour les précieuses leçons qu’ils nous donnent, ces challenges à surmonter pour nous rendre plus fort. On peut remettre en cause toute sa vie, ses certitudes, ses habitudes, son environnement, pour se concentrer sur l’ESSENTIEL. Connaissez-vous la loi du pendule? Plus on le repousse loin de soi et plus il revient avec violence, à contrario, plus on tente de le retenir, plus il nous échappera loin de notre portée. Gardez bien cette image en tête alors que vous poursuivez courageusement la lecture de cet article. Comme on l’a vu précédemment, dans notre vie moderne, on « surfe » sur les vagues de bonheurs éphémères avant de re-sombrer inlassablement. Avec l’accoutumance, on pousse chaque fois le pendule du bonheur plus loin, plus fort, pour être satisfait mais, à cause des lois de la physique (pardonnez-moi l’expression) il nous revient toujours plus violemment dans la gueule ou il nous échappe selon les cas et plus forte est la descente, plus déprimante. Gros « shoot » de sérotonine s’ensuit inévitablement d’un gros « bad ».
Revenons maintenant à notre essentiel de la vie: il y a ce qui dépend de nous, ce que l’on « contrôle », ce sur quoi on a un pouvoir d’action et puis il y a le reste, inexorable, qu’on ne peut changer, qui ne dépend pas de nous, de notre volonté, de notre pouvoir. Et quelle est la seule chose sur laquelle, au bout du compte, on a du pouvoir? Notre vie! Et rien d’autre. Il n’y a que notre vie qui dépende de nous par les choix que l’on fait, les chemins que l’on emprunte. Alors n’est-il pas vain et mortifère de chercher le bonheur à l’extérieur de soi? Le bonheur, n’est-il pas seulement un sentiment? Comme la peur, le doute et d’autres…Etymologiquement,un sentiment est ce que l’on ressent en répose à un stimulus extérieur avec nos 5 sens et …le coeur, non? Et on peut moduler la polarité d’un sentiment mentalement, par le pouvoir de notre volonté, si on le perçoit comme négatif, on peut le transformer en quelque chose de neutre, ne pas accepter que sa tonalité perçue nous affecte contre notre gré. Selon la loi du pendule, est-ce que la recherche même du bonheur ne nous rendrait pas malheureux? N’est-ce pas un sentiment trop fort? Et si on se détachait du besoin de bonheur? En pratiquant « la voie du milieu », chère à nos amis Chinois, en se concentrant davantage sur »les petites choses de la vie »et ce qui dépend de nous, on peut agir sur ce qu’on peut et apprendre à savoir se CONTENTER de ce qu’on a déjà(ce qui ne signifie pas ne rien changer, ne plus avancer, n’avoir plus d’objectif, attention!), et faire de son mieux. On réduit sans aucun doute l’amplitude du pendule, qui ondulera alors tranquillement, évitant les montagnes Russes émotionnelles. Avec davantage de pleine conscience dans tous les actes de la vie, on s’affranchit du besoin de rechercher le bonheur à tout prix et on s’autorise une liberté nouvelle, plus sereine et tempérée. On peut passer de l’importance d’avoir à l’importance d’être, car être est tout ce que nous possédons réellement.
En conclusion, j’ajouterais qu’introduire la gratitude dans sa vie quotidienne, pour les petite choses, le contentement pour ce qu’on vit, sont assurément les moyens les plus sûrs pour se sentir serein et en paix, entier et plein de vie.
Je terminerai par cette pensée: le but de la vie n’est pas d’avoir mais d’apprendre, expérimenter et s’améliorer; c’est un chemin, une façon d’être personnelle et propre à chacun. Ce chemin, personne n’a dit qu’il serait facile mais qu’il vaudrait la peine d’être vécu. Le bonheur n’est pas le but, l’équilibre, si!

J’espère et je souhaite que celà vous aidera sur votre propre chemin, de tout coeur!

A bientôt…


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